Appel à communication

Colloque International

« Terminologie(s) et traduction. Les termes de l’environnement et l’environnement des termes »

13 – 14 novembre 2017, Université de Bucarest

(série « Langage(s), Discours et Traduction »)

Appel à communications

Le colloque « Terminologie(s) et Traduction » se situe dans la tradition des manifestations « Langage(s) et traduction », (reformaté ces dernières années comme « Langage(s), Discours et Traduction »). Cette édition est ciblée sur la terminologie (comme science/ discipline d’enseignement) et les diverses terminologies (à domaines référentiels disjoints) en tant que telles, dans leurs relations à la traductologie et à la glottodidactique d’abord, et à un certain domaine d’expérience, dont procèdera le thème spécifique abordé, ensuite.

FRANÇAIS

Intitulé de la manifestation : Colloque international Terminologie(s) et traduction. Les termes de l’environnement et l’environnement des termes

Organisé par : les sections de LEA et de Traduction-Interprétation du Département de Langue et Littérature Française (DLLF), le Master de Traductions Spécialisées et Études Terminologiques (sigle roumain : MTSST) et le Master « Culture et Langage des Organisations Européennes » (CLOE), de la Faculté de Langues et Littératures Etrangères, conjointement au CRU (Centre de Réussite Universitaire) de l’Université de Bucarest, en partenariat avec l’AET (Association Européenne de Terminologie) et sous le patronage de l’AUF et du CEREFREA (Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales)

Quand : les lundi 13 et mardi 14 novembre 2017

Où : à Bucarest (Faculté de Langues et Littératures Etrangères, Université de Bucarest)

str. Edgar Quinet 5-7 Sector 1, cod 70106, Bucureşti, OP 1

Tel: +021-314 35 08.

Tel/Fax: +021- 312 13 13

Email: decanat_ls_2@yahoo.com

web: http://www.unibuc.ro

Le colloque « Terminologie(s) et Traduction » se situe dans la belle tradition des manifestations « Langage(s) et traduction », que nous avons organisées tous les deux ans, depuis 2011, à l’Université de Bucarest (reformaté ces dernières années comme « Langage(s), Discours et Traduction »), davantage orientées vers l’interface linguistique/ traduction (littéraire ou spécialisée) que vers la terminologie en soi, voire vers des questions de linguistique fondamentale (figement, non-dit), dans leurs relations à la linguistique appliquée (traductologie, terminologie, langues de spécialités, glottodidactique : enseignement du FLE, enseignement du FOS).

Cette fois-ci, nous ciblerons la terminologie (comme science/ discipline d’enseignement) et les diverses terminologies (à domaines référentiels disjoints) en tant que telles, dans leurs relations à la traductologie et à la glottodidactique d’abord, et à un certain domaine d’expérience, dont procèdera le thème spécifique abordé, ensuite.

Ni le choix du thème spécifique ni le choix de la date de ce colloque ne sont innocents.

L’environnement est un de ces domaines transversaux au sujet desquels les décideurs nationaux, européens et internationaux, le milieu des affaires et l’opinion publique débattent et souvent se confrontent depuis longtemps, mais qui constitue une problématique plus que jamais actuelle. Sa terminologie se renouvelle constamment au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux défis, ou au gré de l’émergence de réponses novatrices à d’anciennes menaces qui s’aiguisent à vue d’œil. Cette année, la 23e Conférence des Parties (COP 23) à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) sera organisée du 6 au 17 novembre, à Bonn, en Allemagne (président de cette session de la COP, pour la première fois dans l’histoire, un petit Etat insulaire: les îles Fidji, qui ont assumé et déclaré comme principal objectif de cette session, d’envisager les changements climatiques sous l’éclairage du développement durable). Notre colloque se tiendra donc parallèlement à cet important événement international.

Nous avons délibérément joué sur les diverses acceptions du mot environnement, pour relier entre eux deux thèmes centraux : la terminologie de l’environnement (domaine référentiel prioritairement ciblé), d’une part, et l’environnement des termes (problématique métalinguistique) de l’autre. Dans l’espoir de mettre en place des échanges pluri- et interdisciplinaires fructueux entre langagiers (terminologues, réviseurs, traducteurs, rédacteurs techniques, …) et linguistes – de diverses allégeances théoriques (allant de la TGT à démarche résolument onomasiologique et normative, à la socio-terminologie, à la théorie des portes de Theresa Cabré, à l’analyse de discours et/ou à la sémantique lexicale à la française), d’une part, et experts de l’environnement (géographes, écologistes, juristes, sociologues, économistes, …) ainsi que représentants de la société civile ou du milieu des affaires, de l’autre.

À une époque où les avis des linguistes sont plus que jamais partagés sur le statut épistémologique et théorique du lexème/ mot – ainsi que le prouvent les nombreuses manifestations portant explicitement sur ce sujet, rien qu’en 2017[1] – nous tiendrons pour acquis que les termes (pour les concepts généraux), à l’instar des appellations (pour les concepts particuliers ou : uniques[2]), et à l’instar des symboles écrits non verbaux (valant tant de concepts généraux[3] que d’individus ou : concepts particuliers[4]) sont des désignations lexicalisées (stables en mémoire des locuteurs et faisant l’objet d’un consensus socio-culturel ou socio-professionnel), à la différence des énoncés définitoires et autres descriptions et périphrases qui en seront les désignations en combinatoire plus ou moins libre. Termes et appellations sont en outre des dénominations (Kleiber 2001). Autrement dit, du moins à l’horizon des travaux de ce colloque, l’existence même de ces unités du lexique est censée être présupposée. Par contre, le colloque ciblera comme objet de recherche explicite leur contexte d’émergence et d’emploi (pour la portée du contexte dans l’analyse des termes, voir, entre autres, Raus 2013 et les références qui y sont citées).

Seront donc privilégiés les axes de réflexion suivants :

Terminologie de l’environnement (études terminologiques, traductologie ; droit de l’environnement, sociologie de l’environnement, écologie…)
présentation de projets terminographiques bi- ou multilingues dans le domaine de l’environnement (changements climatiques, protection de l’environnement, espèces envahissantes, etc.) ;
compilation de et analyse de corpus comparables bi- ou multilingues en matière d’environnement ; exploitation de tels corpus dans la traduction de textes spécialisés portant sur l’environnement ;
caractéristiques linguistiques et culturelles du discours de vulgarisation scientifique en fait d’environnement et/ou du discours officiel en matière de politiques environnementales ;
droit de l’environnement, sociologie de l’environnement, économie de l’environnement, géographie, écologie : études de cas ou aspects/ incidences théoriques (concernant notamment des développements plus récents en matière d’environnement, à l’échelon national, européen, mondial[5])
Environnement des termes (études de linguistique appliquée – terminologie, terminographie, traductologie, apport de la terminologie à la glottodidactique, didactique de la terminologie – ou bien études culturelles et interculturelles, non limitées au domaine référentiel de l’environnement)
co-texte d’attestation des termes : phraséologie, collocations spécialisées… ;
le texte spécialisé comme « environnement » étendu de termes, et sa traduction (vectorisation vers ou à partir de la L1, tout couple de langues) : commentaire de traductions publiées ; proposition d’une traduction/ retraduction inédite ; analyse de texte sur objectif de traduction (pour les traductions inédites proposée par les intervenants) ; compte-rendu de projets de traduction à intervenants multiples (exemple : traduction de l’acquis communautaire) … ;
la langue de spécialité comme environnement sémiotique des termes, encore plus étendu (caractéristiques de telle ou telle autre langue de spécialité et/ou analyses de discours spécialisé (discours des experts, discours de vulgarisation), quel que soit le domaine référentiel) ;
contexte socio-culturel plus large
contexte d’émergence et d’implantation des termes : cadre normatif national, européen et international ; aménagement terminologique et politiques linguistiques … ;
contexte pédagogique : didactique de la terminologie (per se ou dans le cadre de dispositifs d’enseignement/ apprentissage de la traduction spécialisée) ; apport de la terminologie à la didactique des langues étrangères.

La traduction de textes littéraires fera l’objet de communications seulement dans la mesure où il s’agit de TS (textes sources) qui comportent des vocabulaires spécialisés (exemple : vocabulaire du bâtiment, de l’urbanisme et de l’architecture dans Tueur sans gages de Ionesco).

REFERENCES

CABRÉ, Maria Theresa (2000) – « Terminologie et linguistique : la théorie des portes », Terminologies Nouvelles N° 21, Agence de la Francophonie et Communauté française de Belgique, pp. 10-15, http://www2.cfwb.be/franca/termin/charger/rint21.pdf (déchargé le 20 février 2017).

CHOMSKY, Noam (2001) – “Derivation by phase”, in: Ken Hale: A life in language, ed. Michael Kenstowicz, pp. 1-52. Cambridge, MA: MIT Press

CHOMSKY, Noam (2008) – “On phases”, in: Foundational issues in linguistic theory, eds. Robert Freidin, Carlos P. Otero, and Maria Luisa Zubizarreta, pp. 133-166. Cambridge, MA: MIT Press

GAUDIN, François (2003) – Socioterminologie, une approche sociolinguistique de la terminologie, Bruxelles : Duculot De Boeck

HALLE, Moris and MARANTZ, Alec (1993) – “Distributed Morphology and the Pieces of Inflection”, in: Hale, Keneth and Samule J. Keyser 1993 (eds) – The View from Building 20, Boston: the MIT Press, chap. 3

KLEIBER, Georges (2001) – « Remarques sur la dénomination », Cahiers de praxématique [En ligne], 36 | 2001, document 1, mis en ligne le 01 janvier 2009, consulté le 18 mars 2017. URL : http://praxematique.revues.org/292

ISO 704/2000 – Travail terminologique – Principes et méthodes, 2ème édition

LAMB, Sydney M. (1999) – Pathways of the Brain. The Neurocognitive Basis of Language, Amsterdam/ Philadelphia: John Benjamins Publishing Company

MARANTZ, Alec (1997) « No Escape from Syntax: Don’t Try Morphological Analysis in the Privacy of Your Own Lexicon, » University of Pennsylvania Working Papers in Linguistics: Vol. 4 : Iss. 2 , Article 14.

Available at: http://repository.upenn.edu/pwpl/vol4/iss2/14

RAUS, Rachele (2013) – « Terminologie, traduction et discours », La terminologie multilingue, Bruxelles, De Boeck Supérieur, « Traducto », 2013, p. 7-9.

URL : http://www.cairn.info/la-terminologie-multilingue–9782804175313-page-7.htm

WÜSTER, Eugen (1979) Einführung in die allgemeine Terminologielehre und terminologische Lexikographie, 1e éd., Vienne : Springer ; 1985, 2e éd., København : The LSP Centre, Unesco Alsed Lsp Network, Copenhagen School of Economics ; 1991, 3e éd., Bonn : Romanistischer Verlag.

Principale langue du colloque: le français. Autres langues de communication : l’anglais, le roumain.

Présentiels (papier ou Power Point) et résumés en français, pour les communications présentées en anglais ou en roumain. Traduction anglais-français ou roumain-français assurée (au besoin) par les organisateurs, contre remise des textes concernés (présentiels, résumés) dans les délais prévus.

Les communications en français seront pourvues d’un résumé en français et d’un abstract en anglais, pour la brochure de la conférence et pour les actes.

Conférenciers invités (liste encore ouverte) :

Eva Lavric (Université d’Innsbruck) – La ‚couche moyenne‘ des discours de spécialité

Henrik Nilsson (Centre National de Terminologie de Suède – Terminologicentrum TNC, Solna, président de l’Association Européenne de Terminologie)

Jordi Bover i Salvadó (TERMCAT, Barcelona – membre du Conseil d’administration et du Conseil de surveillance de TERMCAT)

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, anglais) comprendront :

un titre,
cinq mots clefs,
une bibliographie de quatre titres maximum
développement en 300 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés.
Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire. Les propositions seront soumises avant le 15 juillet 2017 à l’une des adresses suivantes :

ancamarinavelicu@gmail.com; soniaberbinski@yahoo.com

Organisation des interventions :

Communications individuelles (25 minutes+5minutes discussions)
Conférences plénières (40 minutes + 5 minutes discussions)

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais de transport et d’hébergement sont (sauf spécification contraire) à la charge des participants.

Calendrier :

1er appel à communications : 30 mars 2017

2ème appel à communications : 30 mai 2017

3ème appel à communications – 30 juin 2017

Clôture : 15 juillet 2017

Notification aux auteurs : 25 août 2017

Présentiels et résumés à traduire en français dus : au plus tard le 25 octobre 2017

Travaux du colloque : 13-14 novembre 2017

Comité scientifique :

Sonia Berbinski (Université de Bucarest)

Jordi Bover i Salvadó (TERMCAT, Barcelona)

Dan Dobre (Université de Bucarest)

Francis Grossmann (Université de Grenoble)

Georges Kleiber (Université de Strasbourg)

Eva Lavric (Université d’Innsbruck)

Henrik Nilsson (Centre National de Terminologie de Suède – Terminologicentrum TNC, Solna, président de l’Association Européenne de Terminologie)

Henri Portine (Université Bordeaux3, France)

Emmanuelle Simon (Université de Poitiers)

Agnès Tutin (Université de Grenoble)

Anca-Marina Velicu (Université de Bucarest)

Comité d’organisation :

Sonia Berbinski (Université de Bucarest, DLLF, directrice du CRU)

Lidia Cotea (Université de Bucarest, directrice du DLLF)

Sandra Cuadrado (TERMCAT, Barcelona, secrétaire de l’EAFT)

Anca-Marina Velicu (Université de Bucarest, DLLF, MTSST)

Lucia Visinescu (Université de Bucarest, DLLF, MTSST)

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros couvrent la publication des Actes du colloque et un dîner festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 25 août 2017.

Membres de l’AET : frais de participation : 30 €, dîner festif 25 € (optionnel).

Contact (organisation et coordination scientifique) :

Anca-Marina Velicu, Université de Bucarest, ancamarinavelicu@gmail.com

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Fiche d’inscription

Nom :
Prénom :

Intitulé de la communication :

Affiliation :

Statut (enseignant, chercheur, doctorant, etc.) :

Courriel :

Adresse professionnelle :

Adresse personnelle :

Tél. (facultatif) :

Site web dédié : https://langagesettraduction.wordpress.com

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En partenariat avec
International Symposium

Terminology & Translation: Terms of Environment/ Environment of Terms

November, 13 and November, 14 2017, University of Bucharest

(“Language(s), Discourse and Translation” series)

Call for papers

ENGLISH

Event title: Terminology & Translation: Terms of Environment/ Environment of Terms

Organized by: the University of Bucharest’s Applied Modern Languages and Translation-Interpretation sections of the French Language and Literature Department (DLLF), the Specialized Translations and Terminology Studies Master Program (MTSST) and the European Organizations Culture and Language Master Program (CLOE) at the Foreign Languages and Literatures Faculty, and CRU (Centre de Réussite Universitaire)

Partners or/and sponsors: the EAFT (European Association for Terminology), the AUF (Agence Universitaire de la Francophonie/ French-speaking Universities Agency), the CEREFREA (Francophone Regional Center for Advanced Studies in Social Sciences)

When: November 13 (Monday) and November 14 (Tuesday), 2017

Where: University of Bucharest, Foreign Languages and Literatures Faculty

str. Edgar Quinet 5-7 Sector 1, cod 70106, Bucureşti, OP 1

Tel: +021-314 35 08.

Tel/Fax: +021- 312 13 13

Email: decanat_ls_2@yahoo.com

web: http://www.unibuc.ro

This symposium “Terminology and translation” walks in the footsteps of the “Language(s) and Translation” (lately reframed as “Language(s), Discourse and Translation”) conferences we have organized every 2 years at the University of Bucharest, since 2011. The later were more oriented toward the linguistics/ translation (be it literary or specialized) interface, rather than toward terminology and terminological studies as such, or even toward specific linguistic topics (idioms and idiomaticity; linguistically relevant spoken and unspoken informations (le dit et le non-dit)), in their relations to various applied linguistics fields (traductology, terminology, specialized languages, glottodidactics: teaching of French as foreign language, teaching of French on special purposes).

This time, we are going to focus on terminology (as science and/or curricular discipline) and on different terminologies (each belonging to some specific reference domain) as such, in their relation to traductology and glottodidactics first, but also in their relation to a certain experience field, which will give the specific topic of the symposium.

Neither the choice of this specific topic, nor the choice of the time of the event are arbitrary.

The environment is one of those transversal themes which were often and even contradictorily debated of, in the past, by national, European or international decision makers, as well as by representatives of the business community or of the civil society, and that is still a very topical issue nowadays. Its terminology is constantly evolving with the emergence of new challenges and/or of innovative solutions to old ones (that are growing ever more threatening). This year, the 23rd Conference of the Parties (COP 23) to the to the UN Convention on Climate Change (UNFCCC) will be organized by Fiji and hosted at the headquarters of the UNFCCC Secretariat in Bonn, Germany, between November, 6 and November, 17. Our symposium will more or less take place parallel to this important international event.

We have deliberately played with the various meanings of the word environment, in order to link together two central topics: the environmental terminology (environment as primarily targeted field –outer-linguistic topics), on the one hand, and the term’s own environment (metalinguistic topics), on the other hand. Hoping that the symposium will lead to fruitful pluri- and interdisciplinary exchanges between all stake holders: between language services providers (translators, terminologists, translator/revisers, writers/editors, etc.) and linguists – whatever their theoretical allegiance (from onomasiology oriented and normative GTT (General Terminology Theory) in Wüster’s vein, to socioterminology, to Teresa Cabré’s “Theory of gates” and to French-style discourse analysis and/or lexical semantics), but also between both of them, and the field experts (geographers, ecologists, law experts or practitioners, sociologists, economists, …) and/or representatives of the civil society or of the business community.

At a time when the linguists are more than ever disagreeing about the epistemological and theoretical status of the word/ lexeme – as proven by several events targeting this topic (or related ones) in 2017[6] – we are going to take for granted that terms (for general concepts) and appellations (for individual concepts[7]), like non-verbal written symbols (for both general[8] and individual concepts[9]) are lexicalized designations (stabilized in the speaker-hearer’s memory, and object of socio-cultural and/or socio-professional consensus), while a concept’s definition, or any other description or periphrasis are non-lexicalized, (more or less) free designations. Terms and appellations (but not non-verbal symbols) being also names (Kleiber 2001).

In other words, at least at the horizon of this symposium’s proceedings, the very existence of those lexical units is (to be understood as) presupposed. What the symposium wiIl explicitly address as a specific research topic will rather be their emergence and usage contexts (see Raus 2013 and references here quoted, about the relevance of the context in terminological analysis/ terminography work).

Submissions should address one of following topics:

Environmental terminology (terminological studies, traductology, environmental law, environmental sociology, ecology)
bi- or multilingual terminography projects in the field of the environment (ecology – specific themes as: climate change, environment protection, invasive species, etc.; environment law, environment sociology)
bi- or multilingual comparable corpora about environment (compilation, analysis)
using such corpora in specialized translation
linguistic and cultural specificity of the scientific vulgarization discourse about environment, and/or of the official discourse about environmental policies
environmental law, environmental sociology, ecology: case studies or theoretical aspects/ consequences (about most recent issues at national level, European level or World level)
Environment of terms (applied linguistics studies in terminology, terminography, traductology, foreign languages didactics (glottodidactics), terminology’s didactics; intercultural studies (not limited to the referential field of the environment)
Attestation co-text of terms: phraseology, specialized collocations…;
The Specialized text as more extended linguistic/ semiotic environment of terms: its role in the pedagogy of translation and in glottodidactis, and/or its translation (toward or from the L, all language couples): translation commentary (for published translations); new translation/ retranslation proposal; text analysis on translation purposes (for new translations); review of translation projects with multiple intervenors (e.g. translation of the EU acquis);
The Specialized Language as even larger linguistic/ semiotic environment of terms: linguistic and cultural specificity, inter-semiotic character; discourse analysis (scientific vulgarization or expert specialized discourse), whatever the theme/ field;
Even larger socio-cultural context of terms:
emergency and implantation of terms: national, European, international normalization; linguistic planning and language policies;
pedagogical context: terminology’s didactics (per se or as part of translational studies didactics); the contribution of terminology to glottodidactics.
Literary translations may only be welcomed as research topic if the source text has an important specialized vocabulary (-ies) part, and insofar the research targets specifically this aspect (e.g. building, urbanism and architecture vocabulary (-ies) in Ionesco’s Tueur sans gages)

REFERENCES

CABRÉ, Maria Theresa (2000) – « Terminologie et linguistique : la théorie des portes », Terminologies Nouvelles N° 21, Agence de la Francophonie et Communauté française de Belgique, pp. 10-15, http://www2.cfwb.be/franca/termin/charger/rint21.pdf (déchargé le 20 février 2017).

CHOMSKY, Noam (2001) – “Derivation by phase”, in: Ken Hale: A life in language, ed. Michael Kenstowicz, pp. 1-52. Cambridge, MA: MIT Press

CHOMSKY, Noam (2008) – “On phases”, in: Foundational issues in linguistic theory, eds. Robert Freidin, Carlos P. Otero, and Maria Luisa Zubizarreta, pp. 133-166. Cambridge, MA: MIT Press

GAUDIN, François (2003) – Socioterminologie, une approche sociolinguistique de la terminologie, Bruxelles : Duculot De Boeck

HALLE, Moris and MARANTZ, Alec (1993) – “Distributed Morphology and the Pieces of Inflection”, in: Hale, Keneth and Samule J. Keyser 1993 (eds) – The View from Building 20, Boston: the MIT Press, chap. 3

KLEIBER, Georges (2001) – « Remarques sur la dénomination », Cahiers de praxématique [En ligne], 36 | 2001, document 1, mis en ligne le 01 janvier 2009, consulté le 18 mars 2017. URL : http://praxematique.revues.org/292

ISO 704/2000 – Travail terminologique – Principes et méthodes, 2ème édition

LAMB, Sydney M. (1999) – Pathways of the Brain. The Neurocognitive Basis of Language, Amsterdam/ Philadelphia: John Benjamins Publishing Company

MARANTZ, Alec (1997) « No Escape from Syntax: Don’t Try Morphological Analysis in the Privacy of Your Own Lexicon, » University of Pennsylvania Working Papers in Linguistics: Vol. 4 : Iss. 2 , Article 14.

Available at: http://repository.upenn.edu/pwpl/vol4/iss2/14

RAUS, Rachele (2013) – « Terminologie, traduction et discours », La terminologie multilingue, Bruxelles, De Boeck Supérieur, « Traducto », 2013, p. 7-9.

URL : http://www.cairn.info/la-terminologie-multilingue–9782804175313-page-7.htm

WÜSTER, Eugen (1979) Einführung in die allgemeine Terminologielehre und terminologische Lexikographie, 1e éd., Vienne : Springer ; 1985, 2e éd., København : The LSP Centre, Unesco Alsed Lsp Network, Copenhagen School of Economics ; 1991, 3e éd., Bonn : Romanistischer Verlag.

Main language of the Symposium: French. Communications can also be held in English or Romanian.

For the communications held in English or in Romanian, the abstracts and presentations (either paper presentations or Power Point presentations) will be written in French. If need be, English-French and Romanian-French translation will be provided by the organizers (see submission deadlines for presentations and abstracts to be translated).

French submissions will also have English abstracts (for the Conference booklet, and for subsequent publication of the conference papers).

Invited keynote speakers (list still open):

Eva Lavric (University of Innsbruck)

Henrik Nilsson (Swedish Center for Terminology – Terminologicentrum TNC, Solna, President of the European Association For Terminology)

Jordi Bover i Salvadó (TERMCAT, Barcelona – TERMCAT Board of Management, TERMCAT Supervisory Council)

Guidelines for Submitting Proposals:

All proposals (in French, in Romanian or in English) are required to submit following information:

a title,
five keywords,
at most four references,
a 300-350 words proposal description, which should specify the research problem, the research methodology, the corpus analyzed (if any) and the main results expected.

The authors have to specify the section (either Environmental terminology or Environment of terms) they want to attend. Proposals are to be submitted before July, 15 2017, at one of the following addresses:

ancamarinavelicu@gmail.com; soniaberbinski@yahoo.com

Presentations Modalities

Individual presentations (whether during the plenary session or in sections) will be allocated 25 minutes each, plus 5 minutes for discussion led by the chair of the session.
Plenary conferences will be allocated 45 minutes each (40 minutes + 5 minutes for discussion led by the chair of the session)

The organizing committee will provide a hotel accommodation list for the period of the Symposium. Travel and accommodation expenses are to be paid by participants themselves (if not otherwise specified).

Important Dates:

1st call for papers: March, 30 2017

2nd call for papers: May, 30 2017

3rd call for papers: June, 30 2017

Submission deadline: July, 15 2017

Notification due: August, 25 2017

Presentations (paper, Power Point) to be translated due on: October, 25 2017

Symposium: November, 13-14 2017

Scientific Committee:

Sonia Berbinski (University of Bucharest)

Jordi Bover i Salvadó (TERMCAT, Barcelona)

Dan Dobre (University of Bucharest)

Francis Grossmann (University of Grenoble)

Georges Kleiber (University of Strasbourg)

Eva Lavric (University of Innsbruck)

Henrik Nilsson (Swedish Center for Terminology – Terminologicentrum TNC, Solna, President of the European Association For Terminology)

Henri Portine (University Bordeaux3, France)

Emmanuelle Simon (University of Poitiers)

Agnès Tutin (University of Grenoble)

Anca-Marina Velicu (University of Bucharest)

Organizing Committe:

Sonia Berbinski (University of Bucharest, DLLF, CLOE, CRU director)

Lidia Cotea (University of Bucharest, DLLF director)

Sandra Cuadrado (TERMCAT, Barcelona, EAFT Board)

Anca-Marina Velicu (University of Bucharest, DLLF, MTSST)

Lucia Visinescu (University of Bucharest, DLLF, MTSST)

Conference fee:

80 € (covering the publication expenses and conference dinner): payment modalities will be indicated after acceptance of the submitted proposal, before August, 25 2017.

EAFT members: 30 € (conference fee) + 25 € (conference dinner: optional).

Contact (organization and scientific coordination):

Anca-Marina Velicu, Université de Bucarest, ancamarinavelicu@gmail.com

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Registration Form:

First Name:
Last Name:

Title:

Affiliation :

Status (teaching personnel, research personnel, PhD student, other) :

Email:

Professional address:

Personal address:

Phone number (optional):

Symposium site: https://langagesettraduction.wordpress.com

[1] Le colloque « Le mot : syntaxe, morphologie et phonologie », organisé au mois de mai 2017 par L’équipe de recherche sur le statut du mot dans le langage humain à l’Université McGill, au Canada, dans le cadre du 85e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) se propose explicitement sinon de trouver un parfait consensus théorique, au moins d’aboutir à une meilleure compréhension de cette unité fondamentale, qui compte parmi les constructions les plus intuitives pour les locuteurs d’une langue (http://linguistlist.org/callconf/call-action.cfm?ConfID=272796) ; de ce côté-ci de l’Atlantique, „Roots V”, colloque organisé en juin 2017 par les Départements de Linguistique de la Queen Mary University of London et respectivement de l’University College London débattra spécifiquement de la question de savoir si les « pures » racines (par hypothèse dépourvues de traits catégoriels) postulées par la Morphologie Distribuée (dont les hypothèses – voir Halle & Marantz 1993 – ont fini par être intégrées aux dernières versions de la grammaire générative chomskyenne – voir Chomsky 2001, 2008) sont ou non des mots/ lexèmes, et à quel point elles sont prédéterminées pour certains environnements syntaxiques.

[2] Représentations mentales multimodales d’individus particuliers (au sens de la neurolinguistique connexionniste – voir Lamb 1999). La terminologie normative classique orientée concept oppose la notion de <concept général> non pas directement les individus particuliers (niveau ontologique des objets du monde non seulement extralinguistique mais aussi voire surtout : extra-mental, extérieur à l’esprit du sujet en général), mais aux <concepts particuliers> (appelés aussi concepts uniques) – voir norme ISO 704/2000.

[3] Ruban de Möbius pour signaler l’aptitude au recylage, croix/ croissant rouge, €, £, $, …

[4] Le fameux Love Symbol #2 – imprononçable – choisi par Prince pour nom de scène en 1993 :

[5] Environnement et ODD (objectifs mondiaux de développement durable –adoptés le 25 septembre 2015), critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG – au sens de la cible 12.6 des ODD pour les sociétés, notamment pour les grandes multinationales), biodiversité (nouvelles menaces, nouvelles mesures de protection ; trafic d’espèces sauvages (terme IATE de la semaine 27 février- 5 mars, le 3 mars ayant été institué par l’ONU, dès 2014, comme journée internationale de la vie sauvage…) etc.

[6] The symposium « Le mot : syntaxe, morphologie et phonologie », organized in May 2017, by the Word’s structure research group, at the McGill University (Canada), in the context of the 85th Congress of the Acfas (Association francophone pour le savoir) explicitly wants, if not to obtain a perfect consensus between researchers, at least to get a better understanding of this basic unit of human cognition, which belongs to the most intuitive constructions for the speakers of almost any given language (http://linguistlist.org/callconf/call-action.cfm?ConfID=272796); on our side of the Atlantic Ocean, the “Roots V” conference, organized in June 2017, by the Linguistics Departments of Queen Mary University of London and of University College London respectively, is specifically addressing the question of pure roots (by hypothesis lacking any category feature) in the vein of the Distributed Morphology (see Halle & Marantz 1993, Marantz 1997, whose ideas were more or less integrated into the phases model of the generative grammar’s Minimalist Program – Chomsky 2001, 2008), that is the question of knowing in what measure roots are predetermined for certain syntactic environments, and if they can be assimilated to words (in any traditional sense).

[7] Multimodal mental representations of individuals, in the vein of connectionist neurolinguistics networks (Lamb 1999). Classic normative concept oriented terminology opposes general concepts not directly to individuals (which belong to the ontology-level of objects vs concepts, that is which are not only outer-linguistic but also extra-mental entities), but to individual concepts. See ISO 704/ 2000.

[8] A Möbius loop used to indicate a product is both recyclable and contains recycled content, the red cross/ red crescent, €, £, $, …

[9] The famous unpronounceable Love Symbol #2 Prince had chosen as its stage name after 1993:

Ce Colloque de linguistique appliquée est organisé conjointement par les filières de Philologie, LEA et de Traducteurs-Interprètes-Terminologues du Département de français, Faculté des Langues et des Littératures Etrangères de l’Université de Bucarest sous un titre générique qui joue délibérément sur la polysémie du terme de langage – faculté de l’esprit (faculté de langage) et système de signes (langue), mais également, voire surtout usage (style(s), discours) – vise à mieux cerner les rapports entre problématique de la variation linguistique (langages spéciaux /vs/ langage courant /vs/ langage littéraire) et problématique de la traduction, dans une perspective à la fois descriptive et didactique. 

Le thème autour duquel se dérouleront les débats entend traiter des diverses théories de l’expression du sens et de la signification en langue et en discours, ainsi que les problèmes de traduction qui peuvent intervenir dans le passage d’une langue source à une langue cible.

Description du projet

La problématique du DIRE (processus d’énonciation), du DIT (sens de l’énoncé, ce que l’on dit lorsqu’on parle), du NON-DIT (tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s’exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interprétables par son interlocuteur) a préoccupé depuis toujours les linguistes, les philosophes du langage, les anthropologues, les sémioticiens, les exégètes de l’art. Entre tous ces concepts il y a une relation d’interdépendance : l’un sans l’autre ne fonctionne pas. Préexistant au non-dit, le dit (la parole) « nous accompagne presque à chaque instant, et même le silence, devenu si rare dans les sociétés modernes, prend son sens par rapport à elle. » (Ph. Breton, 2003 : 5). On pourrait même dire que le non-dit est en fait un dit déguisé derrière les divers mécanismes de production.

Plusieurs perspectives s’ouvrent dans l’analyse de ce phénomène : d’une part, une perspective sémantico-pragmatique (du type O. Ducrot ; voir à cet égard : Dire et ne pas dire, 1972 ; La preuve et le dire, 1974 ; Le dire et le dit, 1984 ; ou bien du type C. Kerbrat-Orecchioni – L’Implicite, 1986 ) faisant des deux phénomènes une question d’interprétation et, d’autre part, une perspective logico-sémantique du type Robert Martin (Langage et croyances, 1987 ; Pour une logique du sens, 1992) qui fait du phénomène du non-dit un élément de calcul du sens.

En deçà du dit du discours ou  au-delà  de l’unité discursive, l’opposition du dit et du non-dit pourrait correspondre à l’opposition entre contenu explicite /vs/ contenu implicite, ou sens dénotatif /vs/ sens connotatif. On parlera ainsi, avec R. Barthes, de l’existence dans la langue d’un contenu manifeste (explicite) et d’un contenu latent (implicite). Pourtant, si pour le dit le terme « explicite » ne fait pas opposition, pour le non-dit, le terme « implicite » n’est pas le synonyme parfait.

Cette distinction apparaît d’une part, dans les recherches de C. Kerbrat-Orecchioni (1986) pour laquelle les seules formes de l’implicite sont la présupposition et le sous-entendu, le reste étant du non-dit, et d’autre part, dans les travaux de Robert Martin qui, se situant dans une sémantique véri-conditionnelle, définit le non-dit comme un phénomène rassemblant « les cas où, pragmatiquement et sémantiquement, l’énoncé induit un énoncé corrélatif, mais dont la valeur de vérité ne dépend pas directement de la valeur de l’énoncé lui-même comme dans l’implication » (1987 : 27). Le rapport entre « complétude » et « non-dit » apparaît clairement dans les recherches dues à Robert Martin (La monovalence de la négation). Etant donné le flou existant dans la structure sémantique des unités composant les séquences discursives, il y aura toujours une quête de la complétude du sens au niveau manifeste, le reste étant affaire de non-dit.

Aspect de l’indécidable et de l’indéterminé, le non-dit est placé par Robert Martin (1987) entre l’ambiguïté et le vague et se distingue de ces concepts par l’absence d’une lecture alternative (pour le premier terme) et par l’absence de liaison avec le continu (pour le second).

Le colloque se propose d’explorer quelques axes de recherche :

En tant que phénomène de nature pragmatique, le dit et le non-dit représentent la production de l’action des instances énonciatives, des règles du discours, de la situation de communication. Le colloque se propose de s’interroger sur les possibilités de tracer, si c’est le cas, une limite entre les diverses manifestations de l’au-delà du dit : implicite, présuppositions, sous-entendus, allusion, insinuation…et d’autres non-dits. Les modalités de combler ces incomplétudes laissées par la manifestation latente du sens sont une question d’interprétation. Or, « interpréter », signifie dans une lecture d’Umberto Eco (Lector in fabula) savoir identifier et lire les non-dits d’un texte.

Le niveau sémantique amène dans la discussion le rôle du co-texte (ou contexte linguistique), du sens dénoté/vs/connoté, du sens conventionnel attribué à un énoncé induit d’un autre, de la polysémie, des sélections sémiques, du changement de sens (la métaphore, le figement, les détournements de sens étant des sources principales de non-dit) et du lieu du non-dit. Nous nous intéressons aussi aux divers déclencheurs sémantico-discursifs du non-dit : négation, adjectifs évaluatifs, connecteurs discursifs, modes/temps verbaux : conditionnel, imparfait, passé composé, etc.

Nous invitons ainsi à un débat sur l’étendue/les limites de ces marqueurs dans l’expression du dit et du non-dit.

Le niveau morpho-syntaxique nous permet de nous interroger sur les diverses structures génératrices de non-dit. Ce qui est clairement DIT par une séquence discursive correctement construite du point de vue morphosyntaxique peut laisser la place au NON-DIT dans des structures elliptiques, les répétitions (de sons, d’éléments et de structures), des interruptions dans la structure phrastique, tout étant mis en marche pour des raisons stylistiques (niveaux de langue, effets de sens) et argumentatives. L’absence d’un composant à l’intérieur d’une phrase comme Sans blague ! Ah, bon ! Qu’importe ! Si j’ose dire…représente une source formelle de non-dit, génératrice d’effets de sens et de stratégies argumentatives.

Au niveau phonétique et phonologique, le colloque invite à l’exploitation des silences dans le discours, des hésitations, des allongements, de l’intonation, de l’intensité de la voix, des inflexions du ton, des exclamatifs, des interjections, des éléments phatiques, du rythme oral et de la prononciation particularisée, autant de manifestations de l’attitude du locuteur qui préfère se servir de ces non-dits pour intensifier l’effet qu’il veut produire sur son interlocuteur/lecteur.

À côté de ces marques d’oralité, le non-dit surgit derrière des marques graphiques : les points de suspension, les phrases inachevées, les divers types de rupture, la commutation des graphèmes, etc.

Si pour le dit on trouve sans difficulté la source (pronoms à la première personne, modalisateurs, déictiques spatiaux et temporels, temps verbaux, références au monde culturel auquel il appartient, l’intertextualité et l’intratextualité, la présence directe des instances énonciatives dans un texte), on peut bien se demander quelle est la source/les sources du non-dit. Quelle est sa nature : verbale, non-verbale ? Langagière ? Culturelle ? Civilisationnelle ?

Ces questions suscitent d’autres distinctions. Il faut savoir qu’on ne pourrait pas toujours poser un signe d’équivalence entre non-dit et non-verbal. La danse, la peinture, la musique par exemple, sont des expressions non-verbales mais qui « disent » un message. La gestuelle se rapproche plus du non-dit, en accompagnant souvent le dit ou en le doublant parfois de façon contradictoire.

« Dit », « non-dit », anthropologie et traduction

– Le non-dit n’est pas toujours lié à la connotation (qui doit être exprimée ou déduite d’une façon ou d’une autre) mais encore à l’absence ou au refus de dire. Nous proposons ainsi de nous rapporter dans notre investigation au domaine de l’anthropologie pour identifier et analyser la manière dans laquelle se manifestent les tabous, les interdits dans divers espaces culturels et civilisationnels. De cette façon, dans l’interprétation des dits et des non-dits il faut faire une large part aux connaissances encyclopédiques, aux savoirs partagés pour pouvoir en trouver la vraie interprétation et les vraies causes du non-dit.

L’analyse à ce niveau s’avère particulièrement importante dans le domaine de la traduction. Passer d’une langue source à une langue cible suppose une réinterprétation du texte de départ pour aboutir au texte d’arrivée, en acceptant toujours les pertes qui peuvent survenir surtout dans la restitution de l’ »implicite culturel ». La difficulté consiste en cette absence d’équivalence terme à terme interlinguale, de correspondance contextuelle et situationnelle car, « il n’y a pas que les contextes patents, il y a les contextes cachés et ce que nous appelons les connotations qui ne sont pas toutes intellectuelles, mais affectives, pas toutes publiques, mais propres à un milieu, à une classe, à un groupe, voire un cercle secret ; il y a ainsi toute la marge dissimulée par la censure, l’interdit, la marge du non-dit, sillonné par toutes les figures du caché. » (P. Ricœur, Sur la traduction, 2004 : 47-48)

Nous invitons à identifier les meilleures stratégies de traduction capables de restituer le plus fidèlement, dans une langue cible, le savoir culturel et civilisationnel du texte de la langue source. Est-ce qu’il y a des « intraduisibles ? » Comment surmonter ces obstacles ?

Les non-dits sont en même temps une source ouverte à une série d’effets indésirables : erreurs d’interprétation, l’impression d’être « visé » par celui qui se sert de cette stratégie, conflits latents. Les questions qu’on peut se poser sont les suivantes : Comment combattre ce phénomène ? Faut-il vraiment le faire ? Et dans quel domaine d’intérêt ?

« Dit », « Non-dit » et Terminologie

Par sa disponibilité naturelle pour exprimer des concepts moins soumis à la polysémie ou à d’autres particularités du langage naturel, la terminologie est dans une moindre mesure lieu du non-dit. La problématique que nous soumettons au débat est de savoir quelle est tout de même la part du non-dit dans ce domaine. Ou encore : quel type de non-dit agit à ce niveau ? dans quel domaine des discours de spécialité se manifeste le non-dit le plus fréquemment ? est-ce le non-dit une source d’innovation en terminologie ?

« Dit », « Non-dit » et didactique des langues

Les questions qui nous préoccupent dans ce domaine se rapportent aux moyens, aux stratégies didactiques et aux techniques d’enseignement/apprentissage à même de faciliter la gestion du non-dit et du dit dans la transmission/assimilation du savoir. On peut centrer également notre intérêt sur l’exploitation de l’erreur comme source du dit détourné et générateur de non-dit. Loin d’envisager encore l’erreur comme déclencheur de punition, elle doit être transformée en instrument didactique de remédiation  aux insuffisances qui l’ont produite.

Principaux axes de recherche :

Langage(s) :

– caractéristiques sémantico-lexicales, syntaxiques et pragmatico-argumentatives des langages spéciaux par rapport à la fois à la langue commune/ au discours quotidien, et à la langue et au discours littéraire ;

– théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;

– pédagogie des langages spéciaux et de la terminologie.

Traduction :

– aspects linguistiques et méthodologiques de la traduction de textes spécialisés ou non spécialisés (dont les textes littéraires) ;

– traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;

– pédagogie de la traduction (spécialisée, littéraire, …) ;

– théories de la traduction.

Sections :

Phonétique et Morphosyntaxe

Sémantique et Lexicologie

Terminologie.

Langages spéciaux

Traduction spécialisée /vs/ Traduction littéraire.

Anthropologie et Langage quotidien et littéraire

Sémiotique, Sémiologie

Pragmatique et Argumentation

Didactique – enseignement/apprentissage du FLE, FOS, FOU

Soumission des propositions :

Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien) comprendront :

un titre,

 cinq mots clefs,

 une bibliographie de quatre titres maximum

développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le corpus analysé, les principaux résultats escomptés.

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité de lecture, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés en volume aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire. Les propositions seront soumises avant le 30 janvier 2015 à l’une des adresses suivantes :

soniaberbinski@yahoo.com

dandobre26@yahoo.fr

Organisation des interventions :

Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)

Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)

Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

Calendrier :

1er appel à communications : 30 novembre 2014

2ème appel à communications : 30 décembre 2014

3ème appel à communications : 30 janvier 2015

Notification aux auteurs : 15 février 2015

Colloque : Travaux du colloque : 9-11 juin 2015

Comité scientifique :

Jean-Claude Anscombre (Université Paris XIII)

Sonia Berbinski (Université de Bucarest)

Laura Cîtu (Université de Pitesti)

Lidia Cotea (Université de Bucarest)

Anca Cosaceanu (Université de Bucarest)

Dan Dobre (Université de Bucarest)

Anca Gâta (Université « Dunarea de Jos », Galati)

Laurent Gautier (Université de Bourgogne)

Anne-Marie Houdebine (Université René Descartes, Paris V)

Mohammed Jadir (Université Hassan II, Mohammedia, Maroc)

Ioan Pânzaru (Université de Bucarest)

Marina Paunescu (Université de Bucarest)

Henri Portine (Université Bordeaux3, France)

Toader Saulea (Université de Bucarest)

Brândusa Steiciuc (Université « Stefan cel Mare », Suceava)

Anca Marina Velicu (Université de Bucarest)

Halina Widła (Université de Silésie, Pologne)

Comité d’organisation :

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com

Fréderic Bonnor, Université de Bucarest : frederic.bonnor@gmail.com

Lidia Cotea : lidiacotea@gmail.com

Ileana Mihaila: ileanamihaila59@yahoo.com

Lucia Visinescu : lucia.visinescu@gmail.com

Anca Velicu : ancamarinavelicu@gmail.com

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros/60 pour les doctorants couvrent les pauses-café, le dossier du colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 15 mars 2015.

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

Fiche d’inscription

Téléchargez l’appel à communication et la fiche d’inscription en cliquant ici.